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Val-d’Oise : le département consacre 8,7 millions d’euros à l’insertion professionnelle en 2026

En 2026, le Conseil départemental du Val-d’Oise renouvelle son soutien à l’insertion sociale et professionnelle en votant une enveloppe globale de 8,7 millions d’euros.

 

Ce budget s’inscrit dans la mise en œuvre du nouveau Programme départemental d’insertion vers le retour à l’emploi, aussi appelé PDIE 2026.

 

Il doit permettre de financer un large accompagnement pour les habitants les plus éloignés de l’emploi, dans un contexte où les dépenses liées au RSA restent sous tension malgré une baisse du nombre de bénéficiaires.

 

Ce nouveau programme fixe à la fois des objectifs chiffrés, des publics prioritaires et de nouveaux dispositifs, pensés pour rendre l’accompagnement plus efficace et plus proche des besoins réels du territoire. 

 

Un contexte budgétaire et social sous tension

 

Moins de bénéficiaires du RSA, mais des dépenses qui continuent d’augmenter : le Département doit composer avec cette situation contrastée.

 

Une baisse du nombre d’allocataires du RSA

 

Le Val-d’Oise a connu une évolution plutôt positive du côté des allocataires, avec une baisse de 4,6 % du nombre de bénéficiaires du RSA, qui s’élève désormais à 33 723 allocataires.

 

Cette diminution traduit un léger mieux sur le front de l’emploi dans le département, même si elle reste à confirmer sur la durée.

 

Une dépense qui continue pourtant d’augmenter

 

Malgré cette baisse d’effectif, la dépense d’allocation RSA supportée par le Département continue elle d’augmenter, avec une hausse de 7 millions d’euros entre 2023 et 2025.

 

Cette évolution s’explique notamment par les revalorisations nationales décidées par l’État, alors que le taux de compensation versé par l’État au Département n’est en moyenne que de 39 %.

 

Le Département doit donc financer une part importante de cette dépense sur son propre budget, ce qui rend d’autant plus stratégique l’investissement dans des dispositifs d’insertion efficaces.

 

En aidant davantage d’allocataires à retrouver un emploi durable, le Département espère à terme alléger cette charge financière tout en améliorant la situation des habitants concernés.

 

Des chiffres clés pour des publics bien identifiés

 

Le budget 2026 doit financer un nombre précis de places d’accompagnement, réparties entre plusieurs projets et plusieurs publics prioritaires.

 

Des places d’accompagnement et des projets sélectionnés

 

Pour l’année 2026, 22 500 places d’accompagnement sont financées grâce à ce budget.

 

Ces places s’appuient sur 37 projets, portés par 20 organismes et partenaires du département, tous sélectionnés à la suite d’un appel à projets.

 

Cette organisation permet de s’appuyer sur des acteurs variés du territoire, plutôt que sur un seul dispositif centralisé, afin de mieux répondre à la diversité des situations rencontrées par les allocataires.

 

Des publics prioritaires clairement identifiés

 

Le Département cible en priorité plusieurs publics dans son accompagnement : les familles monoparentales avec enfants, les jeunes bénéficiaires du RSA, les seniors en reprise d’activité, ainsi que les personnes confrontées à des freins sociaux et de santé importants.

 

Ce choix permet de concentrer les moyens sur les situations où l’accompagnement peut avoir le plus d’impact, tout en tenant compte des difficultés spécifiques à chaque profil.

 

Chacun de ces publics fait l’objet d’un suivi adapté, car les freins à l’emploi ne sont pas les mêmes pour un jeune sans expérience, une famille monoparentale ou une personne en difficulté de santé.

 

De nouvelles actions et dispositifs pour 2026

 

Au-delà des chiffres, le Département déploie plusieurs nouveaux dispositifs pour accélérer le retour à l’emploi et faciliter l’accès aux droits.

 

Un accompagnement renforcé pour les jeunes et l’accès aux droits

 

Parmi les nouveautés de ce programme figure l’opération « Booste ton avenir », un accompagnement renforcé et intensif dédié spécifiquement aux jeunes allocataires du RSA, pour accélérer leur intégration professionnelle.

 

Le Département déploie également un accompagnement ciblé pour l’accès aux droits, notamment pour l’accès à la retraite et pour l’obtention de la Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, plus connue sous le nom de RQTH.

 

Une charte départementale pour associer le monde économique

 

Le Programme départemental d’insertion prévoit aussi une charte départementale de l’insertion, destinée à renforcer le lien avec le monde économique et privé.

 

Cette charte engage des partenaires territoriaux, comme la Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Val-d’Oise ou le Groupe La Poste, à recruter des publics éloignés de l’emploi et à favoriser le mentorat et l’alternance.

 

Cette dimension partenariale doit permettre de multiplier les portes d’entrée vers l’emploi, en s’appuyant directement sur les besoins en recrutement des entreprises du territoire.

 

En associant davantage les employeurs eux-mêmes à la démarche d’insertion, le Département espère faciliter des embauches plus durables et mieux adaptées aux réalités du marché du travail local.

 

Val-d’Oise : 8,7 millions d’euros pour l’insertion en 2026

Héloïse Pieragnoli

Diplômée de l’école de journalisme et de communication d’Aix-Marseille (EJCAM), Héloïse Pieragnoli a intégré par la suite la Google News Initiative, où elle a pu renforcer son écriture web. Aujourd’hui rédactrice pour La Gazette de l’Entrepreneur, elle est également bénévole au sein de La Chance, pour la diversité dans les médias. Une structure qui l’avait soutenu dans le passé, afin d’accomplir son projet professionnel.