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Val-d’Oise : la liaison Roissy-Picardie se précise, un nouvel élan pour les connexions autour de Charles-de-Gaulle

Le projet de liaison ferroviaire Roissy-Picardie franchit une étape décisive dans le Val-d’Oise. En 2026, les travaux s’intensifient pour relier plus efficacement la Picardie au pôle aéroportuaire de Paris-Charles-de-Gaulle (CDG), sans passage obligé par Paris.

 

Ce chantier, financé par l’État, la Commission européenne, la Région Hauts-de-France et plusieurs collectivités, marque un tournant pour la mobilité régionale : il vise à désenclaver le nord de l’Île-de-France et la Picardie en créant un accès direct entre ces deux territoires et le hub aéroportuaire de Roissy.

 

Mais si l’avancée du chantier est réelle, des oppositions locales et des débats sur l’impact environnemental continuent d’alimenter la controverse.

 

Un chantier à 90 % réalisé : l’état d’avancement du projet Roissy-Picardie en 2026

 

Débutés en 2024, les travaux du projet Roissy-Picardie progressent à un rythme soutenu dans le Val-d’Oise.

 

En janvier 2026, le génie civil est réalisé à près de 90 %, témoignant d’une avancée concrète sur le terrain.

 

La phase la plus technique du chantier — la pose de la voie nouvelle — est désormais engagée.

 

  • Génie civil à 90 % et pose de 6,5 km de voie nouvelle : le chantier entre dans sa phase décisive

 

En janvier 2026, les travaux de génie civil du projet Roissy-Picardie sont réalisés à près de 90 %.

 

Cette avancée majeure ouvre la voie à la phase suivante : la pose de la voie nouvelle de 6,5 km, qui raccordera la ligne classique Paris-Creil-Amiens à la LGV Interconnexion Est, permettant ainsi aux trains d’accéder directement à la gare TGV de l’aéroport.

 

Ce barreau ferroviaire constitue la pièce maîtresse d’un projet qui redessine la carte des connexions entre le nord de la France et le premier hub aéroportuaire du pays.

 

  • La passerelle de Survilliers-Fosses et une mise en service reportée à fin 2028

 

Parmi les travaux majeurs, la construction de la passerelle de Survilliers-Fosses dans le Val-d’Oise s’est poursuivie début 2026 avec d’importantes opérations de levage.

 

Si certains documents anticipaient initialement une mise en service entre 2026 et 2027, la mise en exploitation est désormais annoncée pour fin 2028.

 

Ce calendrier révisé reflète la complexité technique d’un chantier d’envergure, dont chaque étape doit s’enchaicircumflex ner avec précision pour garantir la sécurité et la qualité de l’infrastructure finale.

 

Amiens à 1 heure de Roissy, intermodalité air-fer renforcée : les bénéfices attendus pour le territoire

 

Lorsqu’il sera opérationnel, le projet Roissy-Picardie transformera profondément les conditions de déplacement entre le nord de la France et l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle.

 

Gain de temps significatif, nouvelle connectivité pour le nord-est du Val-d’Oise et retombées économiques pour toute la région Hauts-de-France : les bénéfices attendus sont considérables.

 

  • De 1h40 à 1h entre Amiens et Roissy : un gain de temps décisif pour les voyageurs et les actifs

 

Le principal bénéfice concret de la liaison Roissy-Picardie sera le gain de temps pour les voyageurs. La connexion placera Amiens à environ 1 heure de l’aéroport CDG, contre 1h40 actuellement.

 

Cette réduction de 40 minutes facilitera les trajets quotidiens des actifs travaillant à Roissy, l’accès au réseau TGV pour les habitants de l’Oise et de la Somme, et les correspondances des voyageurs en transit international.

 

Pour des milliers de personnes, ce gain de temps se traduira en qualité de vie améliorée et en accès facilité aux opportunités économiques de la métropole parisienne.

 

  • Nord-est du Val-d’Oise relié au hub de Roissy : un atout majeur pour l’attractivité économique et touristique

 

Au-delà du gain de temps, ce barreau ferroviaire permettra de relier le nord-est du Val-d’Oise au hub de Roissy, renforçant l’intermodalité air-fer dans ce secteur stratégique.

 

Ce projet est considéré comme crucial pour l’attractivité économique et touristique de toute la région Hauts-de-France, en facilitant les connexions entre les entreprises du nord de la France et les marchés internationaux accessibles depuis l’aéroport CDG.

 

Le financement partagé entre l’État, la Commission européenne et plusieurs collectivités témoigne de la dimension stratégique reconnue à l’échelle européenne.

 

Oppositions locales et impact environnemental : les défis et controverses d’un projet aux enjeux complexes

 

Si les bénéfices du projet Roissy-Picardie sont reconnus à grande échelle, il n’est pas exempt de controverses.

 

Des élus locaux du Val-d’Oise contestent sa pertinence pour les Valdoisiens, tandis que des débats persistent sur les options de tracé et leurs impacts environnementaux respectifs.

 

  • Élus de Roissy Pays de France : « le projet profite peu aux Valdoisiens », une opposition qui perdure

 

Des élus de Roissy Pays de France ont réaffirmé leur opposition au projet, estimant qu’il profite peu aux Valdoisiens eux-mêmes.

 

Leur argument central est que cette liaison, conçue avant tout pour faciliter les connexions entre la Picardie et l’aéroport, ne répond pas aux besoins de déplacement quotidiens des habitants du nord du Val-d’Oise.

 

Cette tension entre intérêt régional et utilité locale est un défi classique des grands projets d’infrastructure, où les populations riveraines supportent les nuisances du chantier sans toujours en tirer les bénéfices proportionnels.

 

  • Option sud ou option centrale : le débat sur le tracé et l’impact environnemental reste ouvert

 

Le projet fait également face à des préoccupations environnementales, notamment sur le tracé retenu.

 

Des débats anciens ont opposé l’option sud — plus coûteuse mais moins impactante pour les zones urbanisées — à l’option centrale traversant des secteurs plus densement peuplés.

 

Ces discussions, qui n’ont pas totalement disparu, illustrent la complexité de concilier efficacité ferroviaire, maîtrise des coûts et préservation du cadre de vie des riverains.

 

La mise en service prévue pour fin 2028 laisse encore le temps à ces débats de s’exprimer avant que le projet ne devienne une réalité irréversible sur le terrain.

 

Val-d’Oise : la liaison Roissy-Picardie avance vers 2028

Nathan ROTHMAN

Passionné par l’entreprenariat, j’ai accompagné de nombreux entrepreneurs dans le parcours de création d’entreprise pendant plus de 10 ans. J’ai monté de nombreuses startups à succès et souhaite me concentrer dans le développement et l’expérience utilisateur au sein des Tricolores.
Les Tricolores est une société numéro 1 de la domiciliation à Paris et dans toute la France ainsi que les formalités juridiques.