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Trottinettes électriques : casque et gilet désormais obligatoires dans les Hauts-de-Seine

Face à la hausse préoccupante des accidents de la circulation, le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère, a signé un arrêté préfectoral renforçant la réglementation pour les utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés, plus connus sous le sigle EDPM.

 

Ce texte impose désormais le port du casque et d’un équipement rétro-réfléchissant pour circuler dans tout le département.

 

Il s’accompagne d’un rappel des règles déjà en vigueur et d’un renforcement des contrôles sur le terrain.

 

Cette décision s’inscrit dans un mouvement plus large, observé dans plusieurs départements franciliens, où les autorités cherchent à mieux encadrer l’usage de ces engins électriques de plus en plus nombreux sur les routes. 

 

Un arrêté préfectoral pour renforcer la sécurité

 

Ce texte fixe précisément les nouvelles obligations qui s’appliquent aux utilisateurs d’engins électriques individuels dans le département.

 

Un texte fixant les nouvelles obligations 

 

L’arrêté fixant cette obligation est l’arrêté préfectoral du 8 juillet 2026, pris par le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère.

 

Son objet est précis : il impose l’obligation du port du casque et d’un équipement rétro-réfléchissant pour les conducteurs d’engins de déplacement personnel motorisés circulant dans le département des Hauts-de-Seine.

 

En choisissant la forme de l’arrêté préfectoral, l’autorité départementale peut appliquer cette obligation rapidement, sans attendre une éventuelle évolution de la réglementation nationale sur ce type d’engins.

 

Deux équipements de sécurité désormais obligatoires

 

L’arrêté impose désormais deux équipements de sécurité essentiels pour circuler dans tout le département des Hauts-de-Seine, y compris sur les voies publiques et sur la dalle de La Défense.

 

Le casque de protection devient obligatoire pour tous les conducteurs.

 

Le gilet haute visibilité, ou un équipement rétro-réfléchissant équivalent, devient lui aussi obligatoire, de jour comme de nuit, afin d’assurer une visibilité optimale aux autres usagers de la route.

 

Ces deux mesures simples visent avant tout à limiter la gravité des chutes et des collisions, qui restent la cause la plus fréquente des accidents impliquant des engins électriques individuels.

 

Quels engins et quelles règles sont concernés

 

La nouvelle réglementation vise l’ensemble des engins de déplacement personnel motorisés, tout en rappelant les règles déjà en vigueur pour ces véhicules.

 

Une obligation qui touche tous les engins électriques individuels

 

Cette obligation vise l’ensemble des EDPM, un terme qui regroupe plusieurs types de véhicules électriques individuels : les trottinettes électriques, les monoroues et gyroroues, les gyropodes, ainsi que les hoverboards.

 

Tous les utilisateurs de ces engins doivent désormais respecter les mêmes règles d’équipement, quel que soit le type de véhicule utilisé.

 

Cette approche large permet d’éviter les zones d’ombre réglementaires, à une période où de nouveaux modèles d’engins électriques individuels apparaissent régulièrement sur le marché.

 

Un rappel des règles déjà en vigueur

 

Le préfet réaffirme aussi l’application stricte du Code de la route pour la circulation des trottinettes électriques.

 

L’âge minimum reste fixé à 14 ans, la vitesse maximale autorisée est limitée à 25 km/h, et le port d’écouteurs, d’oreillettes ou d’un casque audio reste strictement interdit pendant la conduite.

 

Le transport d’un passager est également interdit, ces engins restant réservés à un usage strictement individuel.

 

Ce rappel montre que l’arrêté ne remplace pas les règles existantes, mais vient plutôt les compléter avec de nouvelles obligations en matière d’équipement.

 

Il permet aussi de rappeler à l’ensemble des usagers, notamment les plus jeunes, l’importance de respecter ces règles au quotidien.

 

Des contrôles renforcés et des sanctions à la clé

 

Pour s’assurer du respect de ces nouvelles règles, les autorités misent à la fois sur la sensibilisation et sur des contrôles plus fréquents.

 

Des contrôles accompagnés de campagnes de sensibilisation

 

Pour veiller au respect de cet arrêté, les forces de sécurité intérieure effectuent des contrôles renforcés, accompagnés de campagnes de sensibilisation destinées aux usagers des Hauts-de-Seine.

 

L’objectif est autant de faire connaître ces nouvelles obligations que de vérifier leur bonne application sur le terrain.

 

Ces contrôles doivent notamment se concentrer sur les zones les plus fréquentées par les utilisateurs d’engins électriques, comme les abords des gares ou la dalle de La Défense.

 

Des amendes qui peuvent grimper jusqu’à 1 500 euros

 

Les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant atteindre 1 500 euros, en cas d’infraction grave ou d’engins débridés, c’est-à-dire modifiés pour dépasser la vitesse autorisée.

 

Ce niveau de sanction montre la volonté du préfet de faire de la sécurité des utilisateurs d’EDPM une priorité claire, dans un contexte où ces engins sont de plus en plus présents sur les routes du département.

 

Les usagers sont ainsi invités à s’équiper rapidement, avant que les contrôles ne se multiplient sur l’ensemble du territoire des Hauts-de-Seine.

 

Trottinettes électriques : casque et gilet obligatoires dans les Hauts-de-Seine

Héloïse Pieragnoli

Diplômée de l’école de journalisme et de communication d’Aix-Marseille (EJCAM), Héloïse Pieragnoli a intégré par la suite la Google News Initiative, où elle a pu renforcer son écriture web. Aujourd’hui rédactrice pour La Gazette de l’Entrepreneur, elle est également bénévole au sein de La Chance, pour la diversité dans les médias. Une structure qui l’avait soutenu dans le passé, afin d’accomplir son projet professionnel.