Le Conseil départemental des Hauts-de-Seine a officiellement adopté sa nouvelle Stratégie Nature 2026-2030.
Présentée en séance publique, cette feuille de route prend le relais du précédent plan 2021-2025 et vise à restructurer en profondeur l’aménagement du territoire face aux crises climatiques et à l’effondrement de la biodiversité en milieu urbain dense.
Financée à 80 % par l’État via les Fonds vert, elle prévoit notamment 30 000 nouveaux arbres, 20 hectares d’espaces naturels supplémentaires et 50 kilomètres de continuités vertes.
Ouvrir de nouveaux espaces verts et planter 30 000 arbres
Pour lutter contre les îlots de chaleur et l’érosion de la biodiversité, les deux premiers piliers de la stratégie s’attaquent directement à la rarification de la nature dans les secteurs les plus denses du département.
20 hectares d’espaces de nature supplémentaires pour les habitants
Le département s’engage à ouvrir 20 hectares de nouveaux espaces de nature au public, en ciblant en priorité les secteurs les plus urbains, c’est-à-dire les franges les plus denses longeant Paris.
Sur les 36 communes que compte le département, 22 sont historiquement considérées comme insuffisamment dotées en espaces verts.
L’objectif est de requalifier les paysages du quotidien en transformant le foncier minéralisé en zones de respiration végétale.
La création de ces nouveaux espaces s’appuie sur l’ambition forte fixée après la plantation de 18 728 arbres lors du mandat précédent.
Une politique de l’arbre renforcée et mieux structurée
Le patrimoine arboré du département passe sous un régime de protection et d’amplification accru.
Au-delà des nouvelles plantations, cela passe par l’augmentation et la densification des campagnes de plantation sur l’ensemble du territoire, par la poursuite de la labellisation des arbres remarquables en partenariat avec l’association A.R.B.R.E.S., et par la diffusion d’un Guide de l’arbre pour harmoniser les pratiques d’entretien et de préservation au sein d’un réseau professionnel de collectivités locales.
Déployer un réseau vert et bleu continu sur tout le département
Le projet phare de la stratégie repose sur la création d’infrastructures continues pour favoriser à la fois la biodiversité et les mobilités douces, à travers deux grandes réalisations complémentaires.
La Promenade Verte : 50 kilomètres de continuité du nord au sud
La Promenade Verte est un réseau de près de 50 kilomètres qui reliera progressivement, du nord au sud du département, les principaux parcs, les massifs forestiers, les gares et les quartiers.
Cette infrastructure verte continue permettra de créer des couloirs écologiques utiles à la faune et à la flore, mais aussi des itinéraires de promenade et de déplacement à pied ou à vélo pour les habitants.
Elle fait ainsi le lien entre le verdissement des quartiers denses et la politique de développement des mobilités douces à l’échelle du département.
Le Parc Bleu de Seine : valoriser les berges du fleuve
En complément de la Promenade Verte, le Parc Bleu de Seine s’appuie sur la valorisation des berges du fleuve pour consolider les continuités écologiques aquatiques et humides, tout en développant des usages de proximité accessibles aux habitants.
Ces deux projets forment ensemble la Trame Verte et Bleue du département, un réseau de nature continu qui doit permettre à terme de relier les grands espaces naturels du territoire et de faire circuler la biodiversité même dans les zones les plus urbaines.
Adapter les parcs au changement climatique et sensibiliser les habitants
Les deux derniers piliers de la stratégie s’attaquent à la résilience des parcs déjà existants et à la nécessaire appropriation de ces enjeux par le grand public.
Des parcs départementaux plus sobres et mieux adaptés aux sécheresses
Les modes de gestion des parcs départementaux, comme le parc des Chanteraînes ou l’Arboretum de la Vallée-aux-Loups, évoluent vers une plus grande sobrieté.
Concrètement, cela passe par la recherche de l’autonomie en énergie pour les structures de gestion des parcs, par une préservation stricte des ressources en eau et une meilleure gestion des eaux pluviales, et par la sélection de nouvelles essences végétales et l’accueil d’une faune mieux adaptée aux sécheresses et aux conditions climatiques futures.
500 animations par an pour rapprocher les habitants de la nature
La protection de la nature passant aussi par sa compréhension, le département passe à la vitesse supérieure en matière d’éducation à l’environnement.
L’objectif est fixé à 500 animations par an au sein des parcs, à travers des programmes d’éducation au vivant pour tous les publics, allant des écoliers aux seniors.
Des dispositifs comme la Nuit des parcs sont amenés à se développer, pour créer des moments de découverte et de contact direct avec la nature au cur même des villes les plus denses.




