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Val-d’Oise : un projet à 1 milliard d’euros pour faire renaître l’ancien site de Mirapolis

Officialisé lors de la visite du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à Paris, un projet colossal d’investissement privé estimé à 1 milliard d’euros vise à transformer le site désaffecté de l’ancien parc Mirapolis à Courdemanche, sur le territoire de Cergy-Pontoise dans le Val-d’Oise.

 

Friche industrielle et touristique depuis la fermeture du parc en 1991, ce terrain de plus de 40 hectares — et pouvant atteindre 200 hectares en incluant les aménagements connexes — s’apprête à accueillir un complexe touristique et de loisirs à très grande échelle.

 

Un projet porté par des fonds d’investissement saoudiens, soutenu par l’État français, mais qui suscite déjà des réserves de la part des élus locaux et des associations environnementales.

 

Un complexe de trois parcs à thème dont le tout premier parc Dragon Ball au monde

 

Le cœur du projet est un pôle de trois parcs d’attractions distincts, dont la pièce maîtresse sera un parc entièrement dédié à l’univers du manga Dragon Ball — une première mondiale.

 

Ce complexe sera complété par des infrastructures hôtelières et commerciales pour accueillir les visiteurs sur plusieurs jours.

 

Dragon Ball : le tout premier parc au monde dédié à ce manga emblématique

 

Le projet prévoit la construction de trois parcs à thèmes distincts. Le navire amiral sera le tout premier parc au monde principalement dédié à l’univers du manga Dragon Ball, développé en lien avec la maison d’édition Shūeisha et la franchise Qiddiya.

 

Dragon Ball est l’une des franchises de manga et d’animation les plus populaires au monde, avec des dizaines de millions de fans sur tous les continents.

 

Un parc entièrement consacré à cet univers représente une attraction inédite qui n’existe nulle part ailleurs sur la planète, ce qui confère au projet une portée touristique internationale considérable, bien au-delà du seul marché français ou européen.

 

Une montagne russe de 70 mètres dans la gueule du dragon Shenron : une attraction unique

 

Parmi les attractions emblématiques annoncées, l’une retient particulièrement l’attention : une montagne russe intégrée au cœur d’une structure géante représentant le dragon Shenron, personnage emblématique de Dragon Ball, de 70 mètres de hauteur.

 

Cette attraction, si elle se concrétise, serait l’une des plus spectaculaires d’Europe. Des zones immersives interactives compléteront le parc, permettant aux visiteurs de s’immerger dans les décors et les aventures de la série.

 

Le complexe comprendra également un hôtel thématisé, des zones de restauration et des espaces de boutiques spécialisées, pour permettre aux familles de passer plusieurs jours sur le site sans avoir à en sortir — sur le modèle des grands parcs d’attraction internationaux.

 

Un investissement de 1 milliard d’euros sur 200 hectares pour des milliers d’emplois

 

L’envergure économique du projet est considérable. Avec un investissement d’un milliard d’euros, une emprise foncière pouvant atteindre 200 hectares et des milliers d’emplois directs et indirects annoncés, ce projet changerait durablement le visage économique de l’agglomération de Cergy-Pontoise.

 

200 hectares et 1 milliard d’euros portés par des fonds saoudiens

 

L’investissement global est estimé à environ 1 milliard d’euros, porté par des fonds d’investissement saoudiens rattachés au projet Qiddiya.

 

L’emprise foncière totale du projet pourrait atteindre environ 200 hectares à terme, en incluant les aménagements connexes nécessaires au bon fonctionnement du complexe : parkings, voiries d’accès, zones tampons, infrastructures de services.

 

Pour donner une idée de l’échelle, c’est environ deux fois la surface de Monaco. Ce projet se concentre sur la commune de Courdemanche, sur le territoire de Cergy-Pontoise, et s’appuie sur la valorisation de la friche laissée par l’ancien parc Mirapolis, fermé dès 1991 après seulement quatre années d’exploitation difficiles.

 

Plusieurs milliers d’emplois directs et indirects pour toute l’agglomération

 

Les retombées économiques annoncées sont importantes. Le projet devrait générer plusieurs milliers d’emplois directs et indirects pour l’agglomération de Cergy-Pontoise et plus largement pour le Val-d’Oise.

 

Ces emplois se répartiraient sur deux grandes périodes : d’abord pendant la phase de construction, qui mobilisera des entreprises du BTP et de l’aménagement pendant plusieurs années ; puis lors de l’exploitation permanente du complexe, qui nécessitera des équipes dans l’hôtellerie, la restauration, l’accueil, la sécurité, la maintenance des attractions et l’ingénierie des loisirs.

 

Ces emplois, souvent accessibles sans qualification élevée, représentent une opportunité réelle pour les habitants d’un territoire qui cherche à diversifier son tissu économique au-delà de la seule logistique aéroportuaire.

 

Des enjeux locaux complexes : transports, foncier et concertation à organiser

 

Si l’État soutient la concrétisation de l’accord commercial, les collectivités locales et les associations environnementales expriment des réserves importantes sur plusieurs points : l’adaptation des transports, l’impact sur les sols et le manque de concertation préalable avec les habitants.

 

Un réaménagement majeur des accès routiers et ferroviaires indispensable

 

L’arrivée d’un tel flux de visiteurs — potentiellement plusieurs millions par an — impose un réaménagement majeur des accès au site. La N184 et l’A15 devront être adaptées pour absorber le trafic supplémentaire généré par le complexe.

 

Du côté des transports en commun, une adaptation des connexions RER A et Transilien J à Cergy sera également nécessaire pour permettre aux visiteurs d’accéder au site sans voiture.

 

Ces infrastructures représentent des investissements publics conséquents. La question de savoir qui devra les financer — l’État, la Région, l’agglomération ou le porteur de projet privé — est l’un des principaux points de tension dans les négociations en cours avec les collectivités locales.

 

Des réserves sur l’artificialisation des sols et le manque de concertation locale

 

Les collectivités locales et les associations environnementales ont exprimé des inquiétudes importantes sur plusieurs points.

 

Elles s’interrogent sur l’implication financière publique pour les réseaux de transport, sur les risques liés à l’artificialisation des sols en lisière du Vexin — territoire à forte valeur environnementale — et sur le manque de concertation préalable avec la population riveraine.

 

Ce dernier point est particulièrement sensible : un projet de cette ampleur, qui transformera durablement le cadre de vie des habitants de Courdemanche et des communes voisines, aurait gagné à associer ces populations bien en amont de l’officialisation.

 

Les prochaines étapes devront inclure une phase de concertation sérieuse pour lever ces réserves et permettre au projet d’avancer dans des conditions acceptables pour l’ensemble des acteurs du territoire.

 

Val-d’Oise : 1 milliard € pour relancer l’ancien Mirapolis

Nathan ROTHMAN

Passionné par l’entreprenariat, j’ai accompagné de nombreux entrepreneurs dans le parcours de création d’entreprise pendant plus de 10 ans. J’ai monté de nombreuses startups à succès et souhaite me concentrer dans le développement et l’expérience utilisateur au sein des Tricolores.
Les Tricolores est une société numéro 1 de la domiciliation à Paris et dans toute la France ainsi que les formalités juridiques.